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La Septicémie Hémorragique Virale

En bref

Espèces infectées Truite fario, arc en ciel, ombre commun, brochet, turbot, morue...
Symptômes léthargie, perte d’équilibre fréquente avec parfois nage en spirale, hémorragies à la base des nageoires, mélanose, branchies anémiées, ascite et abdomen dilaté, pétéchies internes et externes
Transmission horizontalement par l’eau ou par contact direct avec les sécrétions de poissons infectés
Impact Economique : Impact économique très fort pour l’exploitation si la maladie se manifeste avec une mortalité très élevée
Santé humaine : Aucune conséquence sur l’Homme
Situation épidémiologique Maladie présente et surveillée en France.
Action des GDS Plan d’éradication

Ou trouve-t-on la maladie ?

La SHV est omniprésente en France.
Certaines piscicultures ont obtenu le statut "indemne de la maladie" après la mise en œuvre d’un programme de qualification et sous réserve du respect des mesures strictes et spécifiques de la qualification.

Quelles sont les manifestations cliniques de cette maladie ?

Les animaux de tous âges peuvent être touchés, mais la maladie est plus fréquente et plus grave chez les juvéniles.
La forme aiguë de la maladie se produit pendant les premiers stades de l’infection pendant lesquels les poissons malades montrent des signes cliniques clairs : augmentation rapide de la mortalité (peut atteindre jusqu’à 100%), léthargie, perte d’équilibre fréquente avec parfois nage en spirale, hémorragies à la base des nageoires, mélanose, branchies anémiées, ascite et abdomen dilaté, pétéchies internes et externes.

Quel est l’agent causal ?

La septicémie hémorragique virale est causée par le virus de la septicémie hémorragique virale (VSHV, synonyme : virus Egtved).

Comment la maladie se propage-t-elle ?

L’infection naturelle est transmise horizontalement par l’eau ou par contact direct avec les sécrétions (urine) des poissons infectés. Le virus libéré peut parcourir 10 à 20 km au fil du courant avant d’atteindre des populations de truites arc-en-ciel sensibles. Les oiseaux piscivores peuvent agir comme vecteurs passifs.

Quels sont les risques de santé publique liés à cette maladie ?

Aucun, la maladie n’est pas transmissible à l’Homme.

Que fait-on pour prévenir et contrôler la maladie ?

L’âge des poissons est extrêmement important : plus les poissons sont jeunes, plus ils sont prédisposés à la maladie.
Le bon état de santé global des poissons semble diminuer la sensibilité manifeste à la NHI. Les poissons deviennent de plus en plus résistants à l’infection et devenir porteurs asymptomatiques.
L’approvisionnement en eau doit être indemne de virus. Le statut sanitaire des poissons doit être maîtrisé notamment lors de leur introduction à la fois dans la pisciculture ou dans le bassin versant de la pisciculture et en particulier lors de l’introduction d’oeufs. Les fermes aquacoles ou des zones aquacoles peuvent obtenir le statut « indemne de la maladie » après la mise en œuvre d’un programme de qualification et sous réserve du respect des mesures strictes et spécifiques de la qualification.

Action des GDS

La FRGDS Occitanie est entrée dans la démarche du Programme National d’Eradication et de Surveillance] de la NHI e de la SHV pour tout le territoire de l’Occitanie.
Le P.N.E.S. a pour objectif la qualification indemne de S.H.V et de N.H.I du territoire national grâce à la mise en place d’un dispositif national de prévention, de surveillance et de lutte contre ces maladies. Il fait l’objet d’un arrêté ministériel précisant les modalités de sa mise en œuvre envisagée de façon progressive ; en fonction des besoins exprimés par les pisciculteurs.
Le choix d’entrer dans le P.N.E.S est une démarche volontaire.

Pour plus d’informations sur ce programme national, rapprochez vous de votre GDS départemental ou de la FRGDS Occitanie.