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virus West Nile

En bref

Espèces infectées Cheval, oiseaux, Homme (zoonose)
Symptômes Chez le cheval : majoritairement asymptomatique.
En cas de symptômes : fièvre et baisse de l’état général
Transmission Par insecte vecteur, type moustiques
Impact Economique (mortalité)
Santé publique (zoonose)
Situation épidémiologique Présence en région Occitanie et PACA
Catégorie E (surveillance et déclaration obligatoire)

Où trouve-t-on la maladie ?

Le virus West Nile, aussi appelé virus du Nil occidental, affecte surtout les oiseaux, les chevaux et les humains. Présent depuis 1960 dans le pourtour méditerranéen, son aire de répartition remonte progressivement vers le nord de la France.
Ce virus est saisonnier car il est liée à l’activité des moustiques qui transmettent le virus. En France métropolitaine, le principal vecteur est le moustique du genre Culex. Son activité s’étend généralement d’avril-mai à fin novembre. Pour que le virus puisse être transmis, il faut cependant que les moustiques vecteurs, les oiseaux qui constituent les principaux réservoirs du virus et les autres hôtes (équidés et humains) soient présents au même endroit, au même moment.

Quelles sont les manifestations cliniques de cette maladie ?

Les chevaux et les êtres humains sont les seuls mammifères pouvant présenter des symptômes. Cependant, 80 % des infections sont asymptomatiques (sans signes cliniques).

Dans 20 % des cas, les chevaux et les humains présentent une forme fébrile. Elle se caractérise par de la fatigue, une fièvre importante, des maux de tête et des douleurs musculaires et articulaires. Elle passe après quelques jours.
Enfin, dans moins de 1% des cas, ils peuvent présenter une forme neurologique. Elle est à l’origine d’encéphalites et de méningo-encéphalites et peut être mortelle. Des séquelles neurologiques peuvent persister plusieurs années voire toute la vie.

Quel est l’agent causal ?

Cet arbovirus appartient à la famille des Flaviviridae et au genre flavivirus, Ce genre regroupe de nombreux agents pathogènes importants pour l’Homme et transmis par des arthropodes (moustiques et tiques en particulier).

Comment la maladie est-elle diagnostiquée ?

Il peut y avoir suspicion de West Nile dans les zones où l’on sait que la maladie peut se manifester sur la base d’observations cliniques, de l’activité des insectes, d’une existence conjointe de la maladie chez les animaux et les humains, à la lumière d’une propagation rapide de la maladie et en présence d’une convergence de facteurs environnementaux favorables.

Il faut recourir à des tests de laboratoire pour confirmer le diagnostic.

Comment la maladie se transmet et se propage-t-elle ?

Le cycle de vie du virus implique des réservoirs et des moustiques vecteurs. Les chevaux et l’Homme sont des hôtes accidentels du virus. Les oiseaux en sont les hôtes habituels (réservoirs du virus). Certaines espèces d’oiseaux sont particulièrement sensibles : passereaux (dont moineaux et corvidés) et rapaces .
Le West Nile est transmis principalement par les moustiques du genre Culex. Ceux-ci sont porteurs du virus après avoir piqué un oiseau infecté. Les moustiques peuvent transmettre le virus aux mammifères, notamment les êtres humains et les chevaux. Il s’agit de culs-de-sac épidémiologiques. En effet, les moustiques ne peuvent pas devenir porteurs après avoir piqué un mammifère infecté.
Une fois infectés, les oiseaux sont immunisés et protégés d’une nouvelle infection toute leur vie.

Que fait-on pour prévenir et contrôler cette maladie ?

Pour l’Homme :
Il n’existe pas de vaccin pour l’être humain ni de traitement. Seuls les symptômes peuvent être soignés. Pour se protéger du virus, il est conseillé d’adopter les mesures habituelles contre les piqûres de moustiques : utiliser des répulsifs, porter des vêtements longs, amples et de couleur claire, éviter de sortir au crépuscule, lorsque les moustiques du genre Culex sont les plus actifs.

Les personnes âgées ou immunodéprimées sont les plus susceptibles de développer des formes graves, elles doivent particulièrement suivre ces recommandations.

Il est également recommandé d’éliminer les lieux de ponte : vider les coupelles et pots remplis d’eau, recouvrir les bidons de récupération de l’eau de pluie avec une moustiquaire et curer les gouttières.

Pour le cheval :
Il existe un vaccin contre le virus West Nile pour les chevaux. Il est recommandé de faire vacciner les équidés dans les régions où des cas ont été signalés.

La surveillance du virus West Nile est efficace uniquement si l’on considère la santé animale, la santé humaine et l’environnement comme un tout. C’est l’approche "One health".
La surveillance repose sur la collaboration entre les différents acteurs : ANSES, vétérinaires équins, parcs zoologiques, acteurs de la santé humaine et les différentes instances aux niveaux national, départemental et local.

Les données de surveillance chez les animaux constituent désormais un signal d’alerte pour la santé humaine. La détection de cas chez les équidés ou les oiseaux permet de mieux identifier les territoires dans lesquels le virus circule et d’adapter les mesures de protection de la population. Cela peut notamment conduire à renforcer la sécurisation des dons de sang et d’organes, par exemple grâce au dépistage du virus dans toutes les poches de sang.

Sources :
RESPE , ANSES, PASTEUR